Interview autour de Julie Pietri !
18:17
L'icône des années 80 se confie pour vous... >>
24

Julie Pietri est depuis les années 80 une véritable égérie ! Tous ses albums sont conceptuels si bien que la chanteuse ne cesse de se renouveler. Au mois de mai dernier elle sortait son nouvel album 'AUTOUR DE MINUIT', reprenant les grands classiques de le chanson française pour en faire de nouvelles versions jazzy ! Loin d'une image cloîtrée, Julie enchaînent les défis... et son dernier projet est un pari audacieux mais réussi, qu'elle nous explique avant la parution d'un nouveau DVD live au Bataclan en septembre... interview d'une chanteuse profondément humaine !
Bonjour Julie Pietri et soyez la bienvenue sur PTiTBloG. Comment vous est venue l’idée d’un tel album conceptuel ?
Pendant toute mon adolescence j'ai beaucoup écouté de jazz, c'est un peu la base de ma culture musicale. Et j'ai vu des gens sur scène dès l'âge de 15 ans, notamment Miles Davis. Puis ensuite on est en France donc on fait une carrière plutôt dans la pop musique, mais je dois vous dire qu'à l'âge de la maturité, j'ai eu envie de me faire plaisir, j'avais cette idée derrière la tête. J'avais d'ailleur tenté de faire un concert exceptionnel au Duc des Lombards en jazzifiant beaucoup de mes chansons ou en reprenant du Gainsbourg, du Trénet, en les jazzifiant également, et j'ai vu que ça avait très bien fonctionné ! Bon, j'achète beaucoup de disques de jazz, j'en suis fanatique, de Michael Bublé, Stacey Kent que j'adore particulièrement, et puis venait de sortir à l'époque l'album de Paul Anka 'ROCK SWINGS' qui faisait un carton mondial, et je l'ai rencontré sur un plateau de télé comme je défendais la sortie de mon DVD collector des années 87, il m'a saluée et m'a dit ça vous ferez plaisir que je vous fasse offrir 2 places pour venir me voir au Palais des Congrès ! Je suis donc allée le voir pour ce spectacle avec un Big Band de jazz, et là j'ai été époustouflée par la classe du monsieur, qui reprenait en jazz des morceaux aussi incroyables et improbables que Nirvana, je trouvais ça hyper culotté, sauf que lui c'est une star mondiale et qu'il en a fait un album de hits, et ça m'a donné l'idée pourquoi pas en France ? Y'avait pas de raison, on pouvait fouiller dans le répertoire des chansons françaises et se les réapproprier, je me suis donc lancée dans ce projet, j'avais les hommes qu'il me fallait sous la main : musiciens, arrangeurs, ... et on a tous plongés dans l'aventure ! Tout n'est pas jazzifiable dans la musique française, mais une bonne partie l'était !
Pourquoi avoir baptisé celui-ci « Autour de minuit » ?
C'est une référence à un des albums de Miles Davis qui s'appelle "Round about midnight". Mais je ne lui arrive pas à la cheville, je ne m'appelle pas Miles Davis ! (rires) C'est un clin d'oeil !
Comment s’est fait le choix des chansons ?
Au début j'en ai sélectionné une bonne vingtaine, mais finalement le choix s'est fait un parce que les mélodies faisaient très franco-françaises, du coup on arrivait pas à faire le phrasé jazz, en jazz y'a beaucoup de ternaires, alors que souvent les chansons pop sont sur un tempo binaire, et surtout aussi par le fait que cela devait correspondre à des tranches de vie, ça ne devait pas être des chansons du hasard, ça devait correspondre effectivement à des choses que j'ai vécu personnellement, donc c'est un peu comme si on m'avait offert des chansons que j'aurai voulu qu'on me compose. Je me les suis réappropriées en me disant oh celle là, celle là, j'aurai aimé qu'un compositeur me l'écrive quelque part !
Votre nouvel album s’ouvre sur la reprise des « Mots bleus » de Christophe. Pourquoi ce titre ?
Ce choix des "Mots bleus" s'explique par le fait que quand vous avez une relation amoureuse qui commence, il est souvent beaucoup plus subtil de se regarder, les regards en disent beaucoup plus trop qu'une parole de trop, et souvent les paroles sont maladroites, alors que les regards sont vrais et dans l'émotion pure.
Vos versions de « Pas toi » et d’ « Evidemment » de Michel Berger sont déroutantes. N’avez-vous pas craint d’aller trop loin en adaptant dans un autre registre certains chansons bien ancrées dans la mémoire du public ?
Absolument, j'ai un peu été iconoclaste je dois le dire, on me l'a dit pour 2 chansons effectivement : une de Serge Reggiani sur une chanson de Moustaki qui est "Votre fille a 20 ans", ce à quoi j'ai répondu que si on dépoussière pas le patrimoine de la chanson française, ce patrimoine là est enterré finalement ! Quant à "Evidemment" moi je suis de la génération qui a connu malheureusement la disparition de Daniel Balavoine, et j'ai d'ailleurs chanté à mon Olympia en 87 "La vie ne m'apprend rien", j'ai été la première à la chanter au moment où il avait disparu et la deuxième chose c'est que je sais que quand Michel Berger a écrit cette chanson pour France Gall au moment du décès de Daniel, il avait tenté d'écrire un morceau qui ne soit pas un morceau de deuil, puisqu'il disait "on danse encore sur des accords qu'on aimait tant, on rit encore comme des enfants pour des bêtises, mais pas comme avant", simplement y'avait le "pas comme avant", et je me suis dit si je fais un rythme un peu bossa nova sans pour autant hurler de rire pendant que je chante, ce qui est le cas, il est seulement plus léger je dirai, mais je n'en ai pas fais une chanson riante avec un Big Band, c'est juste un rythme un peu bossa nova qui balance un peu plus. D'ailleurs j'ai soumis chacune des pré-productions avant qu'on ne réalise le disque en studio définitivement, j'ai soumis ces versions là aux ayants droits et notamment à France Gall et à sa maison d'édition, et ils m'ont donné leur feu vert.
Je tenais beaucoup à ce que chaque ayant droit, chaque personne qui avait ou interprété ou qui était détentrice des droits de ces chansons là, donne leur accord. Et j'ai les lettres et les mails qui accompagnent chaque chanson avec l'accord de chaque artiste. Donc ça veut dire que je ne les aient pas choqués ! Je ne les aient pas trahis en tous cas !
Vous chantez « La belle vie » de Sacha Distel, un hommage à votre pygmalion des années 80 ?
Absolument, le premier qui m'a donné ma chance de monter sur scène et donc de faire mon premier Olympia en américaine, c'était monsieur Sacha Distel qui en écoutant "Magdalena", "J'me maquille blues", etc... a été conquis et a demandé mon numéro de téléphone à ma maison de disques, et il m'a appelé en me disant qu'il aimait beaucoup ma voix, ce que je dégageais, et m'a demandé si j'accepterai de faire l'américaine de son Olympia. J'avais très très peur, c'était en 81 je crois, j'ai accepté et il m'a dit que pendant son tour de chant j'allais chanter 2 duos avec lui, dont "Un homme et une femme". C'était un grand honneur pour moi de tomber sur un premier Olympia et des duos avec un monsieur d'une élégance telle. On parle souvent de Sacha comme quelqu'un de très charmeur, mais c'est avant tout un homme très élégant et un fanatique de jazz, un grand guitariste de jazz, et quand il a écrit "La belle vie" c'est un des morceaux qui est resté même dans le monde entier, donc oui c'est un hommage au pygmalion de ma première scène.
Vous chantez également « Juste quelqu’un de bien », vous vous posez cette question ?
On se pose tous la question je crois quelque part, enfin ceux qui ont une conscience, une conscience politique, sociale, écologique, etc... ou qui ont des enfants comme moi qui ai une jeune fille de 16 ans, je crois qu'on se pose tous la question de savoir quelle trace on peut laisser dans l'esprit des gens ou en tous cas de ses amis ou de sa famille, et moi la seule chose que j'aimerai laisser dans l'esprit et le coeur de ma fille c'est que peut être sa maman a essayé de mener sa vie comme quelqu'un de bien, ça serait une jolie récompense qu'elle pense à moi après ma disparition de cette façon là ! Je pense déjà à ma disparition, c'est un peu tôt (rires) ! On cherche toujours à laisser une trace surtout auprès de son enfant.
Pour cet album vous avez changé d’équipe artistique, vous aviez besoin de renouveau ?
Je crois surtout que j'avais besoin de revenir sur le devant de la scène avec quelque chose qui sorte des sentiers battus, parce que je pense pas qu'on m'attende aujourd'hui avec un album de nouveautés, comme on attendrait je sais pas une fille comme Louisy Joseph, parce que je n'ai pas 25 ou 28 ans ! Je crois qu'on m'attendait ailleurs et c'était à moi de créer cet ailleurs ! Et avec ce concept là je me suis dis que je réconcilie un peu toutes les générations et que surtout j'affirme des goûts musicaux particuliers car on s'attend pas à ce qu'une chanteuse de pop ou de variété dise ben non moi j'ai une autre culture, j'écoute tout autre chose à la maison ! On a tendance en France à mettre les gens dans des petites cases !
Quel serait votre chanson préférée sur votre nouvel album ?
C'est trop dure comme question car chaque chanson fait partie de ma vie ! Chaque chose comme ça est une tranche de ma propre vie ou des choses que je traverse. C'est un concept dans son entier, y compris dans les inédits que j'ai écrit, car c'est un nouveau départ pour moi cette histoire de jazzification, ce détournement de chansons de la grande variété française. C'est un concept qui est à prendre dans son ensemble, tout me colle à la peau !
4 années auparavant, vous faisiez votre "Retour gagnant" sur TF1 en 2003 en remportant l’émission sur un tube de Johnny Hallyday. Vous aimez les défis pour reprendre de tels artistes ?
Oui j'aime les défis, je ne peux pas vous le cacher ! (rires)
Vous déployiez sur ce plateau toute la puissance de votre voix, pour chanter aujourd’hui tout en retenu dans un registre jazzy. Comment avez-vous travaillé votre voix ?
Parce que je pense qu'il faut montrer que vous avez plusieurs cordes à votre arc, et qu'un chanteur n'est pas simplement un chanteur à voix, ou un chanteur ceci, qu'on met encore trop souvent dans des ptites cases en France je le redis. Je voulais montrer que ma voix peut être aussi jazz, suave, chaude. Mais j'ai retravaillé ma voix car c'est pas évident de chanter jazzy, on croit comme ça que ça a l'air facile, mais pour que ça ait l'air facile c'est toujours pareil y'a beaucoup de travail derrière, j'ai travaillé avec une chanteuse de jazz, une amie à moi, d'origine suédoise et qui n'a fait que du jazz ! (rires) Et j'ai été cherchée chez moi la chaleur, la sensualité, l'émotion qui avait aussi dans ma voix. J'essaye de me réinventer chaque fois et quand on est artiste on se cherche tout le temps, on cherche à se renouveler, et je fais ce terme mien dans tous mes concepts d'albums, je compte bien passer à autre chose pour le prochain album, et je commence déjà à écrire les textes !
Votre précédent album Lumières était également un album concept avec des chansons inédites, des tubes et des reprises, parmi lesquelles Michel Polnareff. Que vous inspire cet artiste qui a su traverser lui aussi les générations ?
Je crois qu'il a mordu la poussière pendant 30 ans et qu'il était temps qu'il nous revienne en remuant en nous cet inconscient magnifique. Quand j'écoutais "Le bal des Lazes" j'avais 12-13 ans et j'en pleurais quoi ! (rires) J'ai été le revoir à Bercy bien sûr, comme je vais voir Madonna, Christina Aguilera, comme je vais voir au Palais des Congrès Aznavour ou encore Paul Anka, comme je vais voir des Festivals de Jazz, voilà je vais voir tout le monde, et quand j'ai écouté "On ira tous au Paradis", j'espèrai que quelque part nous même on avait une mission ici de donner un petit peu d'émotion aux gens et une part de lumière et de paradis, et c'était en nous qu'on devait la trouver cette part là, et c'est ça que j'ai retrouvé dans Polnareff et dans mes souvenirs de 13 ans.
Vous avez-vous-même une carrière exceptionnelle derrière vous, mais les gens retiennent volontiers les tubes « Magdalena » et bien sûr « Eve lève-toi ». Comment expliquez-vous un tel engouement pour ces chansons encore aujourd’hui ?
Je ne sais pas, car j'ai pas cherché à faire tout ça, j'ai juste cherché à faire des choses différentes. Parce que justement c'était des chansons atypiques, et comme je le redis j'essaye de me réinventer à chaque fois à la hauteur de mes moyens, de proposer une nouvelle atmosphère aux gens, et je sais pas, peut être aussi la fraîcheur du texte de "Magdalena", le côté féministe du texte de "Eve lève-toi", car je suis farouchement contre les religions qui condamnent les femmes à souffrir !
Quels souvenirs marquants gardez-vous de l’euphorie des années 80 ?
C'était toutes ces belles périodes que nous avons traversé grâce à Michel Berger et Daniel Balavoine, d'autant plus que j'avais beaucoup rencontré Daniel Balavoine au cours de divers déplacements ou télévisions, et j'étais très admirative de ce monsieur. Sinon y'avait un côté festif et un peu inconscient que je ne retrouve plus aujourd'hui, il faut désormais être extrêmement vigilant sur la société que nous traversons, qui ne s'améliore pas avec ses soucis politiques, écologiques, de société, et la seule chose que je trouve bien c'est la mixité des gens, et au fond qu'on soit tous finalement au bout du compte des citoyens du monde très mélangés, et si on réussit à faire ça tous ensemble et à préserver le peu de terre qu'il nous reste et bien on aura peut être réussit quelque chose ! Je préfère être positive plutôt que de pleurer sur mon sort et la planète qui va s'enflammer, je ne veux pas le voir comme ça moi, je veux le voir comme un éveil des consciences pour la mixité et sur la protection de la nature.
Avez-vous eu peur à un moment donné de ne rester qu’une égérie de ces années là et de ne pas arriver à vous refaire un nom dans le paysage actuel ?
Bien j'ai tout fait pour que ça se passe de façon contraire, c'est à dire qu'après le fait d'avoir disparu pendant 10 ans, c'était très dangereux, j'aurai pu ne jamais revenir, mais pour éduquer ma fille pour pas qu'elle soit embêtée et qu'il n'y ait aucune photo d'elle, et ça je suis fière car je l'ai bien protégée car personne n'a su que j'étais enceinte et j'avais eu cette petite fille, quand je suis revenue effectivement tout le challenge était de ne pas être cette égérie des années 80, d'ailleurs j'estime que j'avais d'autres copines qui l'étaient tout autant que moi dans ce métier.
Que pensez-vous donc des tournées qui cloisonnent les chanteurs des années 80 et qui les présentent comme tels ?
Le tout était de ne pas rester bloquée dans ces années-là, de ne pas participer à toutes ces revues des années 80, j'ai très vite refait des formations avec mes musiciens, des spectacles pour repartir sur scène toute seule avec mes musiciens et qu'on ne fasse pas l'amalgame de se dire elle est restée bloquer dans le temps ! Et donc en profitant de l'histoire de "Retour gagnant" et de gagner avec une reprise de Jonny Hallyday, ça m'a offert la possibilité de partir ailleurs et de monter un autre projet et un autre concept ! Je crois que peut-être je suis en train de réussir ça parce que moi je tourne et je fais des concerts d'1h30 seule avec mes musiciens, et là je viens de finir le Bataclan de Paris qui sortira au mois de septembre en DVD, avec 23 musiciens sur le concept jazz de "Autour de minuit", l'album dont nous parlons aujourd'hui et qui vient de sortir, donc moi je suis assez contente de pouvoir prendre un virage à 180° ! J'ai pas envie d'être enfermée dans une petite boîte, ça m'insupporte, je trouve ça parfois assez pathétique, j'ai pas envie d'abord de passer sur des bandes orchestres, ça m'intéresse pas, j'ai envie de faire travailler des musiciens, pour moi le vrai défi artistique c'est de travailler sur un show d'1h30 avec des musiciens, des vrais, des bons et de chercher encore autre chose ! Moi peut-être que pour le prochain album j'ai envie de travailler avec des gens comme Keren Ann ou Benjamin Biolay, je dis ça au hasard, y'en a plein d'autres !
Vous étiez en novembre dernier à la Scène Bastille de Paris pour présenter votre nouveau tour de chant, avez-vous d’autres dates prévues ?
Je tourne depuis le 10 mai et jusqu'à la fin de l'année, et je sais d'ores et déjà qu'en octobre j'ai 7 concerts qui sont bookés, et je dois me préparer pour début décembre pour 3 soirées à l'Européen de Paris, tout du moins c'est notre objectif après la sortie du DVD de "Autour de Minuit" et du Bataclan. Et pendant tout l'été, au mois d'août, je deviens actrice, parce que je tourne pour la série de l'été sur M6 qui s'appelle "Pas de secrets entre nous" et c'est une surprise... (rires)
Vous êtes effectivement depuis le 30 juin à l’affiche de la série télé "Pas de secrets entre nous" sur M6, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
C'est une saga un peu à la "Friends", ce sont des colocataires, des jeunes gens et moi je suis un secret, je ne peux pas dire qui, c'est une quotidienne à 20 heures tous les soirs et j'apparaitrai fin juillet je pense !
Comment avez-vous préparé ce rôle, vu que c'était une première ?
Ecoutez, j'ai pas eu le temps de me préparer, on m'a fait passer un casting avec d'autres chanteuses que je ne citerai pas, j'ai été prise, et du jour au lendemain il a fallu que j'apprenne des tonnes de scènes, et j'ai balisé à fond, j'ai maigri de 2 kilos, j'avais tellement la trouille de ne pas être à la hauteur, pourtant j'ai été choisie parce que paraît-il j'étais la plus juste ! Après c'était une autre chose d'apprendre des textes et de faire un métier que je ne connaissais pas ! Heureusement il y avait un coach formidable Nicolas Bienvenu, qui est acteur, et qui a été vraiment bienvenu pour moi comme pour les autres acteurs qui sortent du cours Florent pourtant et qui ont fait des études là-dedans ! Et j'ai terminé mon dernier tournage récemment avant de repartir sur les routes !
Votre album est dans les bacs depuis le 19 mai, êtes-vous satisfaite de la réponse du public face à ce nouveau concept ?
Oui oui très très heureuse, car j'ai été voir un peu le classement des ventes françaises, sur tous les chanteurs français également, et j'ai un joli classement quand même pour quelques semaines, je suis devant monsieur Bashung mon Dieu ! Quelle merveille ! (rires)
Avez-vous déjà des idées pour d’autres concepts pour de prochains albums ?
Encore une fois je vais faire un album de création complète, sur une bonne partie de textes que j'aurai moi-même écris et oui j'ai très envie de travailler avec une femme comme Keren Ann, je vais aller dans cette douceur et cette sensualité là !
Vous traversez les années avec toujours plus de classe et d’élégance, quel est votre secret pour que le temps n’ait d’effet sur vous ?
Il en a, il en a, c'est gentil de me dire ça ! (rires) Je sais pas je suis très positive, j'adore les gens, et j'adore le public, et je suis plus dégagée et plus sereine que je ne l'étais avant, j'ai beaucoup plus de recul sur moi-même et puis j'aime, j'aime l'homme qui partage ma vie, j'aime ma fille adorée, j'aime les gens que je rencontre, voilà je suis en éveil sur le monde, en éveil sur les gens, je trouve qu'il y a beaucoup de beauté chez chacun, c'est ça qui me rend positive et qui me donne la pêche ! Voilà, j'aime faire du sport, j'aime les choses saines !
En 2008, peut-on parler d’un nouvelle Julie Pietri ?
Je crois que j'évolue positivement avec une énergie décuplée et moins stressée, moins préoccupée, justement vous me parlez donc de mon image en me disant, c'est très gentil, que le temps est un gentleman pour moi, je ne sais pas, mais en tous cas j'essaye de moins me préoccuper de l'extérieur et de privilégier l'intérieur, voilà je préfère le fond à la forme !
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
De savoir me réinventer encore pendant des années ! (rires)
Pour terminer cette interview, un dernier mot pour les lecteurs de PTiTBloG ?
Ecoutez "Autour de minuit" qui vous donnera beaucoup d'énergie positive, de la tendresse pour l'autre et peut-être des envies de voyages dans vos têtes ! J'ai beaucoup de chance que les gens m'aiment toujours et qu'ils apprécient mes changements et les partagent ! Privilégions l'humanité qui est en nous !
Merci beaucoup Julie Pietri pour ce moment de partage, d'humanité et de grande simplicité, on rappelle que votre nouvel album 'AUTOUR DE MINUIT' est dans les bacs, et qu'un nouveau DVD live au Bataclan sera dans les bacs en septembre. Bonne continuation pour la suite de votre carrière et encore merci !
Références :
Site officiel de Julie Pietri !
MySpace officiel de Julie Pietri !
- Cet article a été rédigé par Julien
- Lien permanent vers cette page
- Cet article a été lu 716 fois







